Vincent Vallée est un romancier belge enraciné dans la terre noire du Borinage. Ouvrier en usine, père de deux garçons, marié à Ludo depuis 2023, il mène de front le travail manuel et le travail des mots avec la même discipline et la même exigence. De cette double vie naît une écriture tendue, sincère, profondément habitée.
Élève jugé médiocre, éloigné des études qu’il aurait voulu poursuivre, il a trouvé dans l’écriture une conquête personnelle, non pour effacer le passé, mais pour lui donner sens. Ses romans portent la voix des humbles, des déracinés, des rêveurs qui cherchent à se tenir debout malgré le poids social.
Son œuvre s’inscrit principalement dans le champ historique, nourrie par des figures majeures telles que Verlaine, Rimbaud et Van Gogh. Il ne les convoque pas comme des statues littéraires, mais comme des êtres traversés par la fièvre, la fracture, la révolte et le génie. Depuis Verlaine avoue Rimbaud et Une expédition en enfer – L’autre Rimbaud, la figure d’Arthur Rimbaud l’accompagne comme une présence intime : son insoumission, son amour incandescent des mots et son refus des rails tracés résonnent avec son propre parcours.
Sa bibliographie: Écrire avec la lumière, Frères de sang, Je suis ar’triste, L’homme du Bo, Le grand voyage, Les écrits parleront, Marius, l’enfant galibot, Vincent Van Gogh, sa vie dépeinte, Verlaine avoue Rimbaud, Une expédition en enfer – L’autre Rimbaud, Le Château de Boussu – Échos d’un passé ressuscité, témoigne d’une œuvre cohérente, où mémoire ouvrière, art et quête d’émancipation se répondent.
Fondateur et organisateur du salon Dour se livre depuis neuf ans, il accompagne son succès grandissant et y impulse des initiatives originales : un Prix Dour se livre, un mur d’expression ouvert au public, un quiz littéraire annuel. Pour lui, la littérature n’est pas un entre-soi : elle est partage, dialogue et circulation des voix.
Chroniqueur sur son blog Les mots ricochent et collaborateur régulier de Babelio (Masse critique), régulièrement sollicité comme préfacier et mis en lumière par la presse locale, il défend une littérature vivante, exigeante, ancrée dans le réel.
Il travaille actuellement à un roman d’envergure situé au XIXᵉ siècle, entre Dour et Bruxelles. On y suivra un jeune homme issu d’une famille boraine obtenant une bourse universitaire et quittant la terre des charbonnages pour la capitale. Ce récit socio-tragique mettra au premier plan la langue endogène du Borinage, le borain, non comme folklore, mais comme identité, résistance et matière vivante du texte.
Chez Vincent Vallée, écrire n’est pas un ornement : c’est un acte.


